Vaillante et ministre

Dans une interview au journal Le Monde, le 25 mai dernier, la nouvelle ministre des Sports, Laura Flessel, revient sur son parcours et ce qui la conduit dès son enfance à acquérir des valeurs fortes qui ont sans conteste contribuer à faire d’elle la femme qu’elle est devenue.

« J’ai fait partie, enfant, du mouvement cœurs vaillants - âmes vaillantes. Toute une éducation ! Ma mère et ma sœur n’ont eu de cesse, depuis, de me reprocher de ne pas aller davantage à la messe, mais je leur disais : Priez pour moi quand vous y êtes ! Moi, je le fais dans mon lit, dans mes déplacements, même dans les compétitions. Je n’ai pas besoin d’un lieu spécifique pour  rencontrer la spiritualité. Et puis vous savez, depuis le temps que je voyage, j’ai côtoyé des tas de religions et je me suis sentie partout chez moi, que ce soit dans une église russe, une mosquée ou une synagogue. La vie spirituelle fait partie de mon équilibre et influence toutes mes actions. »

Prendre des responsabilités, prendre soin des autres et ne jamais rien lâché… il en a fallu du cran pour devenir l’immense championne surnommée aujourd’hui la « guêpe ».  Au gouvernement, elle n’est pas la seule « vaillante » puisque Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a lui aussi été Cœur Vaillant.

Nombreuses sont les personnalités  qui ont croisé le chemin du mouvement CV-AV, le chanteur Laurent Voulzy, le comédien Jacques Weber ou Nicoletta. L’année dernière, la chanteuse confiait au journal La Vie : « Petite en Haute-Savoie, j’ai été Âme Vaillante pendant deux ans, puis Eclaireuse. J’allais en camp dans la forêt l’été : nous avions un totem, nous apprenions le morse, le secourisme. J’ai un souvenir magnifique de la cueillette des fraises sauvages et des framboises au mois de juillet… C’était une vie simple, proche de la nature. Une enfance comme ça, ça ne s’oublie jamais. Et j’en ai gardé les valeurs. Les Cœurs Vaillants aidaient les jeunes à s’occuper, les encourageaient à prendre part à la vie associative. Je continue sur cette voie aujourd’hui, avec la Société Protectrice des Animaux, la Fondation Internationale pour la recherche en paraplégie et l’association d’aide aux handicapés dont je suis la marraine. Oser y croire, c’est un travail de fourmi.»

Aujourd’hui, Roxane, 9 ans, pose fièrement aux côtés du navigateur Thomas Coville. « Il faut toujours faire attention aux autres, les regarder vraiment. Être courageux, aider les autres, surmonter ses peurs. Être vaillant, c’est croire en ses rêves » lance-t-elle avec un grand sourire. A n’en pas douter la relève est assurée !

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