Denise (Thiais, 1946)

J'étais "chef Denise" et j'avais les ados. J'avais passé ce qu'on appelle aujourd'hui le BAFA et le BNS ; mon grand truc c'était le chant : on avait monté une chorale et ça marchait bien.

Ah que votre appel, dans La Croix, me rajeunit ! Jugez-en et calculez : je suis née en 1927 à Thiais (Seine, aujourd’hui Val de Marne) chez mes grands-parents. Bon, ça y est ? C’était “avant-hier”. Notez bien que votre Avis de recherche omet de mentionner aussi ceux d’avant-hier. Tant pis, je vous donne quand même signe de vie d’un dinosaure, même si la vie, ce n’est plus pour trop longtemps.

Donc, aussitôt, la fin de la guerre, ou plutôt de mon stage en pharmacie (oui j’ai commencé par là, avant de bifurquer 2 ans plus tard vers le Droit), je suis revenue vers Thiais, où j’avais été baptisée. Tous les jeudis après-midi, je m’y rendais de Paris à vélo : en ce temps-là (1946) aucun problème de circulation automobile ! Nous passions toutes les vacances d’enfants chez mes grands-parents à commencer par la “drôle de guerre”… pas si drôle que ça, il a fait un froid de canard cette année-là…(l’hiver).

J’avais été “embauchée “ par le groupe paroissial d’Âmes Vaillantes ; j’étais “chef Denise” et j’avais les ados. J’avais passé ce qu’on appelle aujourd’hui le BAFA et le BNS ; mon grand truc c’était le chant : on avait monté une chorale et ça marchait bien.

La grande patronne c’était Marie-Madeleine qu’on appelait “Grande Soeur”. Eh oui, c’était comme ça ! Cette fille, très sympa, était sûrement appréciée aussi par le Seigneur, car Il l’a appelée tout à Lui, elle est entrée chez les religieuses de St Vincent de Paul à Paris.

J’ai aussi fait une colo avec mon groupe, vers 47-48, à Lanloup par Plouha en Bretagne (Côtes du Nord), à l’époque, “d’Armor” aujourd’hui. Nous couchions dans de grands dortoirs toutes ensemble, monitrices y compris ; plaisanteries de rigueur, du type lit en portefeuilles, classique. Mais moi, j’ai eu droit à une autre astuce : un soir elles avaient disposé entre mes draps un “attrape-mouches”. Au XXIème siècle on ne connaît plus ce ruban large de 5 à 6 cm, tout poisseux qui pendait en tortillon dans les cuisines : assez efficace contre les mouches, mais dégueul… dans un lit. Ah les coquines - hilarité générale- moi y compris, mais un peu jaune, je crois me souvenir qu’il n’avait pas encore servi. Ouf !

A part cela, c’était “la noce”, au sortir de l’occupation, d’aller au bord de la mer…

 

 

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