Geneviève (Maroc, 1950)

A l'époque j'avais 17 ans et je me suis trouvée projetée dans le mouvement sans trop de préparation. On me propose d'être dirigeante AV, après avoir demandé de quoi il s'agissait, car chez nous on n'était pas très chrétien, j'ai accepté.

Une Fille de la Charité s’était donnée de tout cœur à la formation des AV et aussi de leurs dirigeantes.

C’est en Afrique du Nord que j’ai connu les AV, enfants d’un peuple de pêcheurs, de commerçants, on les reconnaissait à leur béret bleu marine, étiqueté d’un blason AV. C’était vraiment les enfants de la rue qu’on affectionnait, elles se sentaient heureuses en venant prier avec nous, puis en promenade, mais un jour ce fut l’heure de la course à l’étendard, on y a travaillé d’arrache pied et c’est nous qui avons remporté l’étendard, un dirigeant est venu exprès de Paris pour nous le remettre.

Ce qui était important c’était la formation chrétienne et morale que nous avions à faire passer aux enfants et aux jeunes, le plus important c’était la formation des cadres, pour cela il n’y avait qu’à suivre les règles du Père Courtois.

Dernièrement je sentais encore monter en moi la sève du mouvement et du populo. En revenant chez le dentiste, je vis un attroupement de jeunes sortir de leur collège, et on s’est mis à bavarder dans la rue. “Avez-vous des timbres à me donner ?” me dit l’un d’eux. “Oui, viens au Monastère, je t’en donnerai ; depuis on se retrouve de temps en temps, et mon garçon s’est fait boulanger, très fier de son travail.

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