Jeanine (La Capelle, 1956)

Par chance, un concours du journal me permet de découvrir un autre monde. Je gagne un voyage à Paris avec visite de la maison Fleurus. Sans chaperon, je prends le train. On m’attend à la gare – un journal agité à bout de bras. La personne avec qui je déjeune – dans un restaurant – ne connait presque rien de mon histoire.

Née en 1946, j’ai découvert le journal dans les années 56-59.. Je suis devenue cheftaine et j’ai même 2 photos de cette époque difficile. Étant recueillie dans un foyer, les religieuses s’occupaient des Âmes Vaillantes de la ville de La Capelle (02. De ce fait, nous étions forcément investies dans les groupes Perlins… Fripounet et Âmes Vaillantes selon nos âges ! Nous devions distribuer les journaux et nous occuper des plus jeunes.

Devenue institutrice, j’entendais une collègue raconter à des jeunes qu’elle s’occupait de scouts à 18 ans. Je j’interrompais et ajoutais qu’à 14 ans déjà j’avais un groupe d’Âmes Vaillantes; Si j’ai pu “me sortir d’affaires compliquées” je le dois en partie à cette formation de responsable de groupe. J’écris d’ailleurs sur mon parcours, et avant d’avoir votre avis, j’avais relaté ce souvenir :

… je deviens responsable d’un groupe d’Âmes Vaillantes. Je prépare les activités du jeudi;  les portes s’ouvrent pour les jeunes de la ville et je peux sortir distribuer les journaux… C’est à cette occasion que je rencontre la famille du garde-barrières… De corvée, la distribution devient la démarche importante de mes dimanches…

Chant des Âmes Vaillantes “le cri de victoire est le chant de gloire, bravant la tristesse comme la mollesse. C’est net et c’est court, le sourire toujours,… l’Âme Vaillante rue, trépigne…

Par chance, un concours du journal me permet de découvrir un autre monde. Je gagne un voyage à Paris avec visite de la maison Fleurus. Je vole à nouveau de mes propres ailes. Sans chaperon, je prends le train. On m’attend à la gare. Un journal agité à bout de bras. La personne avec qui je déjeune - dans un restaurant- ne connait presque rien de mon histoire. Je la vois étonnée, quand je découvre “le petit pot de yaourt”. C’est vrai je ne connais pas ce laitage, je ne connais rien du monde qui m’entoure. Prendre le métro, quelle aventure et cette réception au JOURNAL, cette prévenance, cette gentillesse, cette mode vestimentaire, ce monde agité qui sait où il va ! Je rentre de Paris avec des cadeaux plein les bras.

Je suis retraitée depuis 13 ans et pourtant je continue d’aller à l’école chaque matin. Mes collègues avec leurs trente (ou plus) enfants me confient l’un ou l’autre qui a des difficultés ou qui est lent ou a un rattrapage à faire parce qu’absent quelques jours. C’est avec plaisir que je retrouve mes petits groupes. Je suis à nouveau cheftaine pour qui rien n’est impossible.

Ce contenu vous intéresse ?
EnVOYEZ-NOUS UN MESSAGE

Les informations que vous nous communiquez ne pourront être transmises à un tiers sans votre accord.

 

Vous devez renseigner votre prénom
Vous devez renseigner votre nom
Vous devez renseigner votre adresse
Vous devez renseigner votre code postal
Vous devez renseigner votre ville
Vous devez renseigner votre email

*Champs obligatoires

/* Default JS include */ /* Calculatrice utils */ /* Progessbar utils */