Marie-Claire (Les Lilas, 1940)

Une chose est certaine, c’est que cette devise « le sourire… toujours » a certainement marqué toute ma vie et mes engagements. Il y a toujours une façon de prendre les choses, les situations, par « le bon bout », pour ne pas dramatiser, envenimer, trouver une solution ensemble…

J’ai aujourd’hui 85 ans. J’ai été « Âme vaillante » dans les années de guerre 1940-1945, dans le cadre d’un patronage qui dépendait de la paroisse N.D. du Rosaire aux Lilas, dans le 93.

Il m’arrive de fredonner encore le chant des Âmes Vaillantes en souriant car le vocabulaire employé dit bien dans quelle atmosphère de guerre nous vivions alors (conquête, gloire, victoire…). Je me souviens de quelques paroles : "Pour l’Âme Vaillante…" . Nous le chantions au moment du lever du drapeau qui débutait nos jeudis après-midi, la main droite sur la poitrine.

En 1946, j’entrais en pension à Paris, pour commencer le second cycle de mes études. J’étais ulcérée, non pas d’aller en pension, mais de devoir quitter le patro et les AV… aussi, lorsqu’un curé d’une paroisse de Montreuil est venu demander l’aide de deux jeunes pour son patro, je me suis mise tout de suite sur les rangs. C’est avec joie que j’essayais de re-créer cette atmosphère que j’avais connue jadis. L’amie qui était venue avec moi sans trop de conviction au départ (plutôt pour échapper à la promenade en rang et en uniforme… ) a été conquise par la joie de donner… Certes, le mouvement AV n’existait pas mais je pense que la quarantaine d’enfants ne devait pas s’ennuyer car ils étaient là tous les jeudis et le Curé était très attentif aux enfants et à nous-mêmes pour donner sens à tout cela. Ce que j’avais vécu aux AV n’était pas étranger à tout cela.

Une chose est certaine, c’est que cette devise « le sourire… toujours » a certainement marqué toute ma vie et mes engagements. Il y a toujours une façon de prendre les choses, les situations, par « le bon bout », pour ne pas dramatiser, envenimer, trouver une solution ensemble…

Je me souviens notamment d’un jeu ; c’était des planches de BD où il fallait remplir les bulles de « l’optimiste » e réponse à la bulle du « pessimiste » (l’exemple était celui de la bouteille à moitié vide ou moitié pleine). Nous avons compris qu’il ne s’agissait pas du sourire béat ou moqueur mais d’un état d’esprit pour accueillir les différents moments de la vie dans une sorte de sérénité positive et contagieuse.

 

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