Marie-Françoise (Albi, 1935)

Ma foi, elle était dans la vie, pas une religion d'obligations et d'interdits mais une foi qui porte, qui fait confiance, qui fait grandir, qui ne culpabilise pas , une foi qui donne droit à l'erreur et qui permet de se construire.

Fripounet, j’ai été « Fripounet » quand j’avais 8 ans.

Etre reconnue, avoir une parole, avoir une place, faire partie d’un club, c’était quelque chose…

Je me rappelle encore de la scène de théâtre qu’on avait jouée.

Et quand j’ai eu 17 ans, une copine m’a proposé de prendre un club. J’ai dit « oui » de suite.

J’ai commencé par des Fripounets, puis par des Triolos.

Que d’aventures avec eux : rencontres, échanges, actions à l’école, dans le quartier, dans la paroisse, fêtes, grands jeux, camps avec ses veillées et la difficulté de se séparer à la fin.

Ma foi, elle était dans la vie, pas une religion d’obligations et d’interdits mais une foi qui porte, qui fait confiance, qui fait grandir, qui ne culpabilise pas , une foi qui donne droit à l’erreur et qui permet de se construire.

Impossible de m’arrêter, je suis devenue fédérale puis j’ai participé à des congrès nationaux, j’ai été membre du CNR. J’étais portée par l’enthousiasme des enfants, de mes copains responsables.

Nous nous posions plein de questions, nous vivions des temps forts, c’était magique, et parfois difficile quand il y avait des conflits, des difficultés pour organiser des fêtes, des camps, que cela ne se passait pas comme on voulait. Le prêtre fédéral qui nous accompagnait, était à l’écoute, disponible, il régulait, nous aidait à réfléchir, nous faisait avancer, merci Claude.

J’étais à fond, chose qui était  incompréhensible pour mon entourage mais cela m’a permis de grandir.

Je ne savais pas ce que j’allais faire de ma vie, je me posais plein de questions sur mon avenir et l’ACE m’a montré ma voie, j’ai passé le BAFA puis le concours d’institutrice. Aujourd’hui, je suis professeur des écoles spécialisée dans les difficultés d’apprentissage et chef d’établissement.

J’ai 54 ans, j’ai gardé l’enthousiasme de l’ACE. Il faut garder la joie, l’envie de jouer quand on travaille avec des enfants.

Je sais que les enfants que j’ai vu évoluer ont toujours une parole à prendre, j’essaie d’en tenir compte, je suis attentive à leurs changements.

Je leur fais confiance.

Merci à l’ACE, pour moi cela a été une école de la vie, un choix de vie professionnel et personnel.

Et puis, c’est chouette d’avoir encore des amis de cette période.

Après avoir été membre de la JOC et du comité départemental du CCFD, je fais partie d’une équipe ACF aujourd’hui, action catholique quand tu nous tiens …

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