Yvette (Bourg-en-Bresse, 1941)

Je me souviens avoir interprété un géant venu de loin. J’étais juchée sur les épaules d’une grande, coiffée d’un chapeau scout, (...) et je faisais rire la salle, parce que je le remettais à sa place par de petites

J’ai un souvenir très agréable du patronage des Ames Vaillantes de la paroisse N. Dame à BOURG EN BRESSE pendant les années 1941 – 1942.

                                Nous étions peut-être 200 (je ne suis pas sûre de ce chiffre), réparties en 4 groupes : les AVETTES,  (cours préparatoire), les SOURIANTES  ( cours élémentaire) les RAYONNANTES, (cours moyen), et les CONQUERANTES  (les plus grandes).

                Chaque groupe divisé en petites équipes avec sa « chef d’équipe ». Nous avions un petit coin à décorer et l’équipe avait une patronne, pour nous : Ste Bernadette.

                Je ne me faisais pas prier pour m’y rendre chaque jeudi après-midi, pour y rejoindre mes petites copines. Et nous chantions, jouons, mimions, faisions des « bans » ou chantions des canons à plusieurs voix. Il y avait de l’ambiance !  Il me revient  aujourd’hui, presque chaque jour, des jolis chants  et parmi eux, des chants éducatifs pour nous donner le sens des autres,  ou nous inviter à aimer, ou encore « notre joie d’être à Jésus Christ ». C’était une catéchèse facile qui passait bien, même si je ne faisais pas toujours attention à ce que je chantais !

                Une journée de l’année était réservée à recevoir les parents : Je me souviens avoir interprété un géant venu  de loin. J’étais juchée sur les épaules d’une grande, coiffée d’un chapeau scout,  et j’avais à réciter un monologue qui débutait ainsi par « Enfin, mes chères petites demoiselles, je vous trouve. Et dire…) c’est tout ce qui m’en reste. Le chapeau était un peu trop grand, et je faisais rire la salle, parce que je le remettais à sa place par de petites chiquenaudes, et je me demandais pourquoi les gens riaient.

                Nous portions un béret bleu marine, où était cousue  une insigne d’Ames Vaillantes, jaune pour les  Souriantes, oranges pour les Rayonnantes, et rouges pour les Conquérantes. On le portait en arrière de la tête, et cela faisait comme une auréole autour du visage.

                A la fin de l’année, c’était le feu de camp. Nous étions toutes réunies et enchantées de regarder ce magnifique feu de joie : « les jeunes ont mis la flamme au bois résineux. Ecoutez chanter l’ âme qui palpite en eux, Monte flamme légère… ». Agrémenté de chants, de danses, de mimes, le temps passait trop vite.

                Puis, au mois de juillet, c’était le départ pour la colonie de vacances à Nantua. Les ballades étaient bien  longues, surtout quand nous montions la montagne appelée « le Signal » je crois.  Arrivées au sommet on jouait à la prise de foulard, jusqu’à l’épuisement (surtout que nous marchions avec des semelles de bois)…

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